Les 9 versets du chant sacré

Pour que plus jamais l’histoire ne se répète …
Description du livre

La mort de Charles, son jeune frère, sur la route de l'exode, la capitulation de l'Etat Français face à l'ennemi d'alors confortent l'idée de Lucienne qu'il faut résister coûte que coûte et selon ses moyens à l'envahisseur. La reproduction et publication de discours de la France Libre, les journaux clandestins, l'aide aux soldats alliés tombés en territoire occupé, son affiliation aux réseaux d'évasion, lui vaudront la dénonciation, l'arrestation, la question sous la torture, la prison et la survie dans l'enfer des camps d'extermination par le travail.


Pour tout le reste de sa vie, le souvenir de cette période douloureuse lui causera un traumatisme qui jamais ne la laissera vivre sereinement. Dans ces pages, ce n'est pas sa biographie mais seulement 28 terribles mois de sa vie. 882 jours qui conditionneront définitivement le reste de son existence. Une tragédie vécue par plusieurs millions d'autres personnes plongées dans un indescriptible enfer dont des voix nient aujourd'hui la réalité.

Cet ouvrage est un témoignage. S'il est vrai que les peuples d'aujourd'hui ne sont pas responsables des errements de ceux d'hier, il n'en demeure pas moins que nous devons en garder la mémoire pour que jamais ils ne puissent se répéter.

Lucienne

Van Ryckeghem est née, a fait ses études secondaires et sa carrière professionnelle à Tourcoing où elle est décédée le 10 juin 2007. Elle habitait dans le quartier du Sapin-Vert à Watterlos, dans une maison aujourd'hui disparue. Emprisonnée et condamnée à mort pour « intelligence avec l'ennemi pour avoir colporté de la propagande contre le Grand-Reich et avoir permis l'évasion de terroristes », elle devra exécuter sa peine dans des prisons et camps d'extermination par le travail jusqu'à ce que mort s'ensuive. Heureusement, elle y échappera et sera libérée par la Croix-Rouge quelques jours avant l'issue fatale prévisible par une subite aggravation de son état de santé.

Lucien Müls croise la route de Lucienne Van Ryckeghem en 1976. Il la rencontre très régulièrement jusqu'à son décès. Auditeur assidu et attentif des récits de Lucienne, il est de ceux qui sont à l'origine de ses mémoires de déportations écrites sur un cahier d'écolier. Par soucis de crédibilité, il a refait le parcours en Allemagne et en Autriche ce qui a permis en plus des textes additionnels, d'apporter les photographies couleur.

Imprimé en août 2016